LES PAVILLONS ET LES VILLAS

 

A la fin du XIXème siècle et au cours de la première moitié du XXème siècle, profitant à la fois de la présence de la gare et de la Route Nationale 20, de riches familles parisiennes font construire des villas à Chamarande. 

17 villas ont été recensées dont 2 remarquables. Une seule est antérieure au cadastre napoléonien. La plupart de ces maisons de villégiature ont été construites entre les voies de chemin de fer et le coteau, à partir de catalogues :

 

 

Les villas, composées d’un étage et de trois ou quatre travées, sont situées en milieu de parcelle. Les ouvertures se multiplient et se diversifient. Les toitures sont en tuiles mécaniques, parfois en ardoise pour les plus riches.

Les pavillons possèdent généralement un étage en comble éclairé par une baie percée dans le pignon. En raison de l’étroitesse des parcelles, les murs pignons donnent sur la rue et les pavillons sont construits en retrait des voies. Ils disposent d’une cour ou d’un jardin plus ou moins grands à l’avant (entre le pavillon et la rue) et à l’arrière, ce qui va aérer l’espace urbain. Ils sont couverts d’un toit à longs pans, parfois réunis par une demi-croupe ou en saillie de rive, avec pignon découvert ou à la Mansart. Le décor des pavillons se limite souvent à la présence de tuiles de rive et d’épis de faîtage en terre cuite, d'encadrements de fenêtres et chaînages d’angle en brique, parfois d'un décor en céramique (fleurs ou carreaux décorés posés en frises).

 

On peut regrouper les villas et pavillons selon 3 styles :

  • les maisons de style XIXème à façade en rocaille

 

La meulière, jusqu'alors utilisée pour les soubassements, s'emploie pour toute la façade et la technique de rocaillage séduit par son apparence « rustique ». Les encadrements, chaînes et bandeaux sont soit maçonnés, soit en brique ou encore constitués de linteaux métalliques peints ou incrustés de céramique.

  • les maisons de style XIXème à façade en plâtre

 

Les murs, composés de petits moellons de grès et de meulière sont soit enduits entièrement au plâtre soit « à pierres vues », c'est-à-dire que seules les pierres intéressantes sont visibles. Les corniches et moulures permettent la répartition des eaux de pluie sur la façade :  elles sont plus ou moins sophistiquées selon le statut du propriétaire et l'époque. Le plâtre est protégé de la pluie par un badigeon au lait de chaux qui l'imprègne en profondeur. Enrichi de pigments naturels, il permet de nouveaux décors.

  •  les maisons fin XIXème et début XXème à nervures de brique

 

La brique est utilisée pour les encadrements, chaînes, bandeaux et corniches. Elle forme un contraste avec les matériaux de remplissage et permet une grande rigueur géométrique. 

Pavillon à toiture en saillie de rives.

Maison à linteaux en poutrelles métalliques, datée de 1909.

Pavillon à toiture en demi-croupe.

Pavillon à toiture en demi-croupe.

Villa à décor en briques bichromes.

Villa construite selon un plan en "L".

Maison typique de cheminot de construction « industrielle », datant des années 1910, de forme carrée, avec des linteaux en poutrelles métalliques.

Villa construite au cours des années 1920 selon un plan en « L », en calcaire, sur un niveau de soubassement. Cette villa possède un étage carré et trois travées. Les linteaux sont composés d’une pièce métallique et d’un décor de briques et de carreaux de faïence.

Située le long de la ligne de chemin de fer, cette remarquable villa dispose d’une toiture à croupe brisée en ardoise avec deux épis de faîtage. Composée de quatre niveaux, sa façade est ordonnancée. La modénature est très soignée (corniche à denticules, chaînage d’angle, bandeaux). La façade arrière en est dépourvue. Salle de ventes aux enchères fin des années 1950, puis restaurant, elle abrite aujourd’hui des logements.

Cette maison du XVIIème siècle aurait été la maison de l’intendant du château. Riches détails architecturaux. Grand portail avec voûte. Toiture en tuiles plates à croupe, fortement inclinée. Sur la façade, deux lucarnes en briques et un œil de bœuf au centre. En pignon, souches de deux hautes cheminées en briques épaulées par une rehausse de maçonnerie. Un mur de meulière délimite le jardin à l’arrière de la maison.

Villa composée d’un étage carré. La toiture à pavillon dispose d’un épi de faîtage. Modénature riche en plâtre (corniche, chaînage d’angle, encadrements des baies, bandeau intermédiaire).

Maçonnerie en meulière avec rocaillage, linteau au-dessus des fenêtres, bandeau intermédiaire entre les étages.