LE COMMANDANT 

MAURICE ARNOUX

 

 

Maurice Arnoux est né le 7 septembre 1895 à Montrouge.

 

Tout petit, il s'intéresse à la construction mécanique et au mouvement des machines. En 1908, il est impressionné par le premier vol de Paulhan. 

 

A 16 ans, il commence des études spéciales à l’école d’électricité et de mécanique industrielle de la rue Violet à Paris.

 

En 1912, un baptême de l’air à Étampes-Mondésir renforce sa passion.

 

Lorsque la guerre est déclarée, il est déclaré inapte pour « mauvais fonctionnement du cœur ». Il réussit cependant à se faire affecter au 2ème groupe d’aviation stationné près de Lyon.

Le 1er mars 1915, il est le conducteur-mécanique de Louis Paulhan. Ils sont envoyés dans les Balkans.

 

Rentré en France en 1916, il fait sa demande pour être élève-pilote. Le 18 février, son dossier est accepté et il est affecté à la 4ème compagnie à Dijon puis à l’école d’Étampes. Il est breveté pilote et son baptême du feu a lieu à Verdun. Affecté à l’escadrille de chasse Nieuport 49, il accumule les citations. Il obtient la Médaille militaire, la Croix de guerre et est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.

 

Après la guerre il se marie, a trois enfants et devient industriel à Montrouge. Breveté pilote civil en juillet 1926, il crée un aéro-club à Montrouge et termine second dans les coupes Dunlop et Zénith en 1931. En 1933, il bat le record de vitesse des 100 km pour monoplace de 350 kg à 304 km/h de moyenne. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il enchaîne les victoires dans les courses civiles.

Nommé sous-lieutenant en mars 1919, puis lieutenant réserviste en mars 1922, il sera capitaine en 1930 et commandant en 1938.

En 1937, à la mort de son père, il est élu Maire de Chamarande. Aimé et apprécié, il gère sa commune avec courage.

 

Quand la guerre est déclarée, il rejoint son poste de mobilisation au 3ème groupe d’aviation de chasse. Engagé dans la drôle de guerre, son avion est abattu le 10 mai 1940. Légèrement blessé, il est soigné à l'hôpital.

 

En juin 1940, Maurice Arnoux est décoré de la Croix de guerre avec palme, elle vient coiffer celle de 14-18. Quelques jours plus tard, il est cité à l’ordre de l’armée.

 

Le 6 juin 1940, son Morane 406 CN 132 affronte, au-dessus d’Angivillers (Oise), sept chasseurs ennemis. Arnoux, sûrement blessé, tente de se poser mais s’écrase dans un champ. 

 

 

Sa dernière citation à titre posthume :


 « Officier d’élite et aviateur prestigieux, mort pour la France en combat aérien après avoir servi l’aviation et son pays de façon éclatante. Cité huit fois à l’ordre pendant la guerre de 14-18, devient en temps de paix, dans les compétitions internationales, un pilote de réputation mondiale. Ayant repris, en 1939, sa place dans un groupe de chasse, fit l’admiration de ses camarades plus jeunes par ses hautes vertus morales et sa remarquable virtuosité professionnelle. Trouva le 6 juin 1940 une mort glorieuse dans un combat inégal contre sept adversaires donnant à une carrière exceptionnelle le couronnement d’une fin chevaleresque ».

 

En 1944, la rue principale de Chamarande prend le nom de « rue du Commandant Maurice Arnoux », tandis que la place de la mairie devient la « place de la Libération ».