LE LAVOIR

 

 

 

Le lavoir de Chamarande est alimenté grâce aux eaux de pluie, aux eaux de ruissellement provenant du plateau et à la présence de sources.

 

Ces eaux traversent ensuite le parc du château, grâce à des canalisations souterraines appelées pierrées, pour se jeter ensuite dans la Juine.

 

 

L’existence d’un lavoir communal est attestée par un courrier officiel dès 1817 et on retrouve en 1828 un devis prévoyant des travaux d’entretien de la charpente.

 

Le conseil municipal décide le 28 juillet 1851 la construction d’un nouveau lavoir, « considérant que la reconstruction de ce lavoir est urgente et que ce projet intéresse l’hygiène publique ».

 

Mais les subventions sont refusées car le projet « ne renferme aucun moyen de lessivage ou de séchage ». 

 

Néanmoins, en 1853, la préfecture autorise la commune à reconstruire son lavoir selon un paiement annuel de trois mille francs répartis sur quatre annuités.

 

Construit en 1858 selon les plans de l’architecte Magne, le lavoir est à impluvium central.

 

La toiture à deux versants est en tuiles plates et le versant intérieur contribue à récupérer l’eau de pluie par ruissellement. Le bassin carré situé au milieu est à ciel ouvert et augmente ainsi la luminosité. Il est pavé afin de faciliter son nettoyage et entouré d’une margelle. La charpente est supportée par 15 poteaux posés sur une base en pierre afin d’éviter leur pourrissement.

 

Le lavoir est entouré d’un mur de clôture.

 

Les lavandières utilisaient une caisse dans laquelle elles déposaient parfois un petit coussin ou de la paille pour se protéger les genoux des éclaboussures, de la dureté du sol et surtout du froid.

On raconte que l’eau était chaude l’hiver et que les parisiens envoyaient leur linge à laver par le train dans de grandes malles en osier.

 

 

A la fin du XIXème siècle, Chamarande comptait 5 blanchisseuses. Après le transfert du cimetière rue des Vignes blanches, le linge séchait sur des fils de fer tendus sur des poteaux autour de l’église.

 

 

En 1895, la commune fait agrandir le lavoir (maçonnerie, toiture, pavage…).

L'éclairage par un bec de gaz hydrocarboné y est installé en août 1904.

En 1913, le lavoir est vidé et nettoyé tous les jours du 1er avril au 1er octobre par le garde champêtre et tous les 2 jours du 1er octobre au 1er avril puisqu’il doit s’occuper de l’éclairage public.