LA CABANE DU CANTONNIER

 

Cette cabane date de la deuxième moitié du XIXème siècle.

 

De taille modeste, elle permet au cantonnier de trouver refuge en cas de mauvais temps et d’entreposer son matériel. Elle est chauffée par une cheminée reliée à un conduit extérieur. Les murs sont en pierre de grès et de meulières. Les chaînages et l’encadrement de la porte sont en briques.

  • Le travail du cantonnier

Avant la révolution, les routes sont entretenues par les paysans lors de plusieurs jours de corvée.

Le cantonnier apparaît en 1791, avec la création des communes et des cantons. Il doit entretenir 7 à 8 km de bords de routes, fossés, bornes et poteaux indicateurs pour un salaire dérisoire et 78 heures de travail hebdomadaire. De mars à septembre, il est de six heures du matin à sept heures du soir sur la route. En hiver, il commence une demi-heure avant le lever du soleil et termine une demi-heure après le coucher. Les dimanches et fêtes, il est d’astreinte et intervient en cas d’urgence.

  • Les outils du cantonnier 

Le cantonnier utilise principalement une pelle, une brouette, une pioche, un râteau, une pince et une masse.

  • A Chamarande

En 1909, d'après une délibération du conseil municipal il est demandé à l'administration de nommer un cantonnier communal pour s'occuper exclusivement des 6318 m de chemins vicinaux passant sur la commune, ainsi que des chemins ruraux. Il est proposé un salaire annuel de 800 francs ainsi que trois mois de congés. Le cantonnier en poste a déjà en charge les 3552 m de chemins de grande communication.