CONSTRUCTION ET DESCRIPTION DE L'ÉGLISE

 

 

 

L'église est le bâtiment le plus ancien de la commune.

 

Construite en grès, calcaire et meulière, elle est formée d'une nef unique se terminant par un chevet plat.

 

Le clocher est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1926. Il s’élève à droite du chœur et comporte trois étages-carrés, dont les deux premiers sont encadrés de contreforts. Le troisième comporte une gargouille. Le toit est en bâtière. Au sud-est se trouve une tourelle contenant l’escalier menant aux combles.

 

Autrefois, l’église était entourée par un cimetière. Il a été transféré en périphérie du village en 1862.

La construction de l’église

 

 

Les circonstances de la construction d’une église aux XIIème et XIIIème siècles à Chamarande demeurent énigmatiques pour un village qui comptait une cinquantaine d’habitants.

 

L’église est citée dès 1120, dans une charte signée de Louis VI le Gros à Yèvre-le-Châtel qui recense tous les biens du monastère de Morigny, près d’Etampes, parmi lesquels se trouve l’église de Bonnes (ancien nom de Chamarande).

 

En 1458, après la guerre de Cent ans, l’église est en ruines. Du XVème au XVIIème siècles, sont mentionnés les droits de l’abbaye de Morigny sur l’église de Bonnes.

 

A la fin du XVIème siècle, Bonnes est dévastée par les Calvinistes pendant les guerres de religion : une partie des terres reste longtemps sans culture, le vieux château est en partie détruit, les conduites d’eau anéanties et l’église saccagée et incendiée par les protestants. On raconte qu’une bataille terrible aurait eu lieu à l’emplacement du pont du Tonnerre et de l’Ancienne tuilerie (sur la route de Lardy) et qu’elle aurait fait 3000 morts !

Une importante restauration au XIXème siècle

 

 

Au XIXème siècle, l’église dispose d’un clocher médiéval, de deux travées de chœur et d’une nef désaxée, à laquelle était accolé un bas-côté venant aboutir à la porte du presbytère.

 

Dans un état de conservation médiocre, elle connait une importante opération de restauration, entre 1863 et 1865, sous l’impulsion du Duc de Persigny, ami personnel de Napoléon III, ministre de l’Intérieur puis ambassadeur sous le Second Empire, et propriétaire du château. Grâce à ses relations, il obtient une aide financière de l’Etat pour les travaux menés sous la direction de l’architecte Jean Baptiste Marie Pigny. Le grès provient des carrières de M. Trimoulet à Chamarande.

 

Ces travaux rendent plus homogène l’aspect extérieur de l’église : reconstruction de deux travées de la nef dans l’alignement et dans le style du chœur, reprise des couvertures, restauration du sol, création d’une façade avec un grand portail sculpté, mais aussi construction d’une sacristie au nord du chevet. Ils ont également pour conséquence la disparition du bas-côté méridional libérant ainsi le clocher. De l’église primitive, il ne reste donc actuellement que la travée du chœur datant du XIIème siècle et la travée du XIIIème siècle sur laquelle s’appuie le clocher.

 

Le Duc de Persigny fait également installer dans l’église des bancs fermés pour chaque famille de Chamarande.