LE DOCTEUR LAURENT AMODRU

 

 

 

Né à Saint Vallier (Drôme) le 9 octobre 1849, Laurent Amodru réussit brillamment des études de médecine. Il se spécialise dans la législation médicale.


Très riche par son mariage en 1881 avec Mme Ybert, veuve du fils du fondateur du Bon Marché (Antony-Aristide Boucicaut), il devient à son tour propriétaire du domaine de Chamarande à son décès. Le 22 décembre 1922, le Docteur Amodru revend tous les biens hérités de Mme Ybert à Mme Thome, en s’en réservant l’usufruit.


D’abord élu au conseil municipal de Chamarande, il en devient maire en 1880 et le demeure jusqu’à sa mort. En 1886, il est élu Conseiller Général du canton de la Ferté-Alais. Il est président de l’assemblée départementale de 1901 à 1908 et de 1920 à 1922.
 

Sous son active administration, une impulsion nouvelle est donnée aux travaux de voirie sur la commune de Chamarande dont il paie de ses deniers une partie de la dépense. Il fait don à la commune du terrain où sera édifié le monument aux morts et participe largement à son financement.


Il est élu député de la circonscription d’Étampes de 1893 à 1910 et de 1914 à 1928. Il se fait remarquer à la Chambre par diverses interventions concernant l’assainissement de Paris et de la Seine. En 1900, il demande le doublement des voies de chemin de fer entre Brétigny et Étampes. Il se préoccupe du sort des malades et blessés nécessiteux des communes dépourvues d’hôpitaux. Il expose en 1901 les mesures qui doivent être prises pour lutter contre la tuberculose.

 

Républicain mais catholique engagé, hostile à la Séparation de l’Église et de l’État, il est un bienfaiteur du jeune mouvement scout catholique. Grâce au futur chanoine Cornette, il met au début de l'année 1922 le tiers du parc de Chamarande à la disposition des Scouts de France et de leur Commissaire général, le Père Sevin. Ainsi, le Château de Chamarande deviendra un des hauts lieux de formation du scoutisme en France et le restera jusqu'en 1951. La formation des Chefs Scouts de France s'appelle toujours le Cham, en référence à Chamarande.

La place du Monument aux morts porte son nom depuis 1922 en raison de toutes ses actions en faveur de la commune, principalement le financement d'un grande partie du Monument aux morts, le don de la caserne de gendarmerie et du bureau de poste à l'Etat pour assurer leur maintien sur la commune, le classement des rochers du Belvédère parmi les "Sites et monuments naturels de caractère artistique". 

 

En 1923, il donne une somme de 5000 f placée en rentes sur l'Etat français pour récompenser les services rendus par les sapeurs pompiers en leur constituant une retraite de 100 f à 55 ans et après 23 ans de services.

 

Il meurt le 27 avril 1930 dans sa propriété de Chamarande.

 

Un buste du Docteur Amodru trône dans la Salle du Conseil de la commune de Chamarande.